Les parfums qui enchantent nos sens toute notre vie

Les parfums qui enchantent nos sens toute notre vie

Lorsque l’on pense aux parfums, on pense tout de suite à Grasse, le berceau des parfumeurs.

Savez-vous pourquoi les parfumeurs se sont installés précisément à Grasse ?

Parce que ça sentait mauvais !

Avant les bonnes odeurs, les mauvaises…

C’est au 12e siècle que les premiers exportateurs de peaux se sont installés dans cette région. Sans doute pour la proximité de la mer qui permettait aux bateaux d’arriver tout près des lieux de transformation.Les premières tanneries se sont donc installées à Grasse.

Je ne sais pas si vous avez eu l’occasion de visiter une tannerie, ça sent vraiment mauvais, comme dirait Jean Reno dans les visiteurs, ça « puire ».

Les tanneurs qui s’étaient installés ont alors eu l’idée de parfumer leurs produits pour minimiser les mauvaises odeurs qui régnaient dans cette jolie région.

C’est ainsi que sont nés les tanneurs-parfumeurs.

Toute la région de Grasse se couvre de champs de fleurs à perte de vue.

Petit à petit cette région est devenue « le berceau des parfumeurs » et Grasse la capitale de la parfumerie.

Au début du 19e siècle, les parfums de synthèse sont apparus. Heureusement, il y a toujours des parfumeurs qui utilisent les essences de fleurs même si cela est plus coûteux.

Par exemple, il faut 3 tonnes de pétales de roses pour obtenir 1kg d’essence.

On comprend pourquoi de nombreux parfumeurs utilisent les essences de synthèse.

Les différentes techniques de fabrication

L’enfleurage à froid

L’enfleurage à froid consiste à étaler de la graisse sur une plaque en piquant des fleurs dedans. Ce procédé fut, autrefois, mis en place essentiellement pour le jasmin qui ne supportait pas la chaleur. La graisse absorbait les senteurs du jasmin pendant 3 mois. Ensuite, la pommade obtenue était fondue, décantée, battue et mélangée à de l’alcool. Ainsi, le parfum se détachait et on obtenait de « l’absolu » après plusieurs filtrages. Cette technique fut abandonnée dans les années 1930, car trop coûteuse.

L’extraction par solvant

L’extraction consiste à faire macérer des fleurs dans de l’eau et dans un solvant à 60°C. Elles sont disposées sur des plaques perforées de trous. Le solvant peut ainsi se répandre dans l’extracteur. Le solvant employé peut être de plusieurs sortes. Après évaporation, une substance épaisse (identique à de la cire) appelée « concrète » se retrouve au fond de la cuve. Elle n’est pas utilisable en l’état, elle est plusieurs fois filtrée pour en éliminer l’alcool. On obtient ainsi de « l’absolu ». Les absolus sont, en général, utilisés pour les notes de fond.

La distillation à l’alambic

La distillation est un procédé très ancien : les fleurs sont placées dans un alambic avec de l’eau (5 fois le poids), puis bouillies. La vapeur d’eau contenant les corps odorants s’échappe dans un col de cygne. Le circuit passe par un vase réfrigérant. L’eau refroidie se condense et débouche dans un essencier. Les éléments se séparent. L’eau se place en bas du réservoir, et à la surface flotte l’huile essentielle plus légère.

Les huiles essentielles sont en général, utilisées pour les notes de tête.

L’expression à froid

Cette technique est surtout utilisée pour tirer les notes odorantes de divers agrumes. Les fruits sont pressés, puis à l’aide d’une centrifugeuse, l’essence est extraite de l’écorce.

L’head space

L’head space consiste à mettre sur la fleur vivante, sans la meurtrir, une cloche de verre. Le gaz neutre existant se charge en molécules odorantes. Ensuite, ce gaz est étudié par chromatographie (on sépare les molécules les unes des autres) puis par spectrométrie (pour connaître le volume de chacune). La senteur de la fleur, son identité odorante peut ainsi être reproduite par molécules chimiques. Le végétal reste intact.

La macération

La macération est l’ultime étape. L’huile essentielle obtenue, ou l’absolu, reste en contact avec l’alcool dans de grandes cuves pendant quelques semaines ou quelques mois. Les doses d’alcool et d’eau sont différentes suivant l’utilisation finale : eau de toilette, eau de parfum, extrait… L’alcool de betterave est le plus souvent utilisé, car il n’altère pas la qualité olfactive de l’huile essentielle, ou de l’absolu.

À l’application du parfum sur la peau, l’alcool s’évapore et laisse la place au concentré de parfum. Il libère tout au long de la journée les molécules odorantes.

Voici les taux habituels de concentration de parfum :

Le pouvoir émotionnel des odeurs

Le souvenir olfactif d’une senteur ou d’un parfum nous ramène à de profonds sentiments. Comme la madeleine de Proust.

Lorsqu’une odeur est présente dans l’air, nous sommes très vite stimulés par l’envie de retrouver sa source et de l’identifier. L’envie de retrouver un souvenir, un instant, un lieu, une personne, une situation déjà vécue…

Le taux de déperdition d’un souvenir olfactif n’est que de 5% contre 20% pour le souvenir visuel ! Le parfum (ou la senteur) est ancré en nous. Il fait partie de notre histoire, il nous accompagne tout au long de notre vie.

Le parfum est aussi notre identité.

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