Le Manque de Testostérone et l’Élargissement de la Prostate

Le Manque de Testostérone et l’Élargissement de la Prostate

Le manque de testostérone et l’élargissement de la prostate sont-ils liés ?

Parfois, des hommes s’orientent vers la thérapie substitutive de la testostérone pour pallier à un taux de testostérone trop bas.

Néanmoins, certains chercheurs semblent penser que cette thérapie pourrait augmenter le risque de cancer de la prostate.

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Cet article a été écrit par Marc du blog Libido Homme


Donc, qu’en est-il vraiment ? La thérapie de remplacement de la testostérone présente-t-elle un réel risque ?
Et, est-il dangereux pour la santé de la prostate de ne rien faire en cas de faible taux de testostérone ?

C’est ce que nous allons explorer dans cet article… la corrélation entre le niveau de testostérone et la santé prostatique.

Les Faits sur le manque de testostérone et l’élargissement de la prostate

Le rôle de la testostérone

La testostérone est l’hormone masculine principale. Il s’agit d’une hormone androgène produite dans les testicules. Par ailleurs, les femmes produisent également de la testostérone, mais en très petites quantités.

Chez l’homme, la testostérone participe au maintien de plusieurs processus majeurs : la production de sperme, la masse musculaire et osseuse, la pilosité, la répartition de la masse grasse, le taux d’énergie, l’agressivité, la libido et la production des globules rouges.

Cependant, à partir de la trentaine, le taux de testostérone diminue.

En conséquence, de nombreux hommes développent des symptômes associés à un manque de testostérone. Voici les plus courants :

  • Une libido réduite
  • Des troubles érectiles (ou dysfonction érectile)
  • Un faible taux d’énergie
  • Une diminution de la masse musculaire et osseuse

Dans les cas de manque de testostérone sévères, on parle alors d’hypogonadisme. Cette pathologie affecte certains hommes après la quarantaine et le nombre augmente proportionnellement avec la prise d’âge.

Souvent, pour traiter ce trouble, la thérapie de remplacement de la testostérone est proposée. Néanmoins, certaines études suggèrent que la testostérone serait le carburant de la croissance du cancer de la prostate. (1)

Il y a-t-il du vrai dans ces dires ou au contraire, faut-il absolument augmenter son taux de testostérone ?

La testostérone et la prostate

La prostate est une petite glande située entre la vessie et le pénis, juste face au rectum. L’urètre (qui permet d’uriner) traverse le centre de la prostate afin d’arriver jusqu’au pénis.

Le rôle de la prostate est de sécréter un fluide qui nourrit et protège les spermatozoïdes (qui passent également par l’urètre). Lors d’une éjaculation, la prostate comprime ce fluide – le liquide séminal –  dans l’urètre et enfin, le secrète.

Maintenant que vous connaissez le rôle de la prostate, quel est le rapport avec la testostérone ?

Au début des années 40, des chercheurs ont constaté que lorsque le taux de testostérone baissait, la croissance du cancer de la prostate s’arrêtait. Similairement, en donnant de la testostérone, le cancer reprenait sa croissance. Donc, ils en ont logiquement conclu que la testostérone promeut la croissance du cancer de la prostate.

Néanmoins, des études bien plus récentes semblent contredire ce que la science a longtemps cru – augmenter le taux de testostérone ne favorise pas nécessairement le cancer de la prostate.

Parmi plusieurs études similaires, une méta-étude datant de 2016 n’a trouvé aucune corrélation entre le taux de testostérone d’un homme et son risque de développer un cancer de la prostate (2).

Une autre étude, publiée en 2015, a trouvé que la thérapie substitutive de la testostérone n’augmentait pas le taux d’antigène spécifique prostatique. Une protéine retrouvée en quantités importantes chez les hommes souffrant du cancer de la prostate. (3)

L’hyperplasie bénigne

Il existe une autre relation entre la testostérone et la prostate. La prostate contient des récepteurs de la dihydrotestostérone (DHT).

En fait, la testostérone agit directement sur le fonctionnement et la taille de la prostate via une enzyme, appelée 5alpha-réductase – celle-ci transforme la testostérone en DHT.

Avec l’âge, la prostate croît et cela résulte en hyperplasie bénigne, qui n’est pas une maladie, mais plutôt une conséquence naturelle du vieillissement.

Si vous soupçonnez une hyperplasie bénigne, consultez un urologue qui vous aidera à choisir un traitement adéquat. Sachez que ce trouble n’a rien de grave et il existe des options médicales pour diminuer les symptômes.

Conclusion

Si on analyse les études disponibles, la thérapie de remplacement de la testostérone reste encore un sujet délicat. Les études réalisées ne représentent qu’un très faible échantillon de patients. Donc, il est encore recommandé d’être vigilant lorsque les personnes avec un faible taux de testostérone souhaitent tester cette thérapie.

Cependant, si ces patients n’ont pas d’antécédent de cancer de la prostate dans la famille ou ont déjà subi un traitement contre un cancer de la prostate et ont un faible risque de récurrence, cette thérapie peut être une option viable.

Il reste que cette thérapie nécessite la complète compréhension du patient sur ce qu’elle implique et un suivi médical poussé.

En fin de compte, le manque de testostérone et l’élargissement de la prostate ne semblent pas présenter de risques graves. En outre, dans le cas de l’hyperplasie bénigne, il existe des traitements pour remédier aux symptômes.

Incidemment, un faible taux de testostérone semblerait plutôt réduire le risque de cancer de la prostate, selon une étude britannique qui recense des données sur 19 000 hommes ! (4)

Au final, quoiqu’il arrive, si vous vous souciez de la santé de votre prostate, consultez votre médecin généraliste au plus vite.

Références

(1) Serum testosterone is associated with aggressive prostate cancer in older men: results from the Baltimore Longitudinal Study of Aging. Phillip M. Pierorazio, Luigi Ferrucci, Anna Kettermann, Dan L. Longo, E. Jeffrey Metter and H. Ballentine Carter. BJU Int. 2010.

(2) Endogenous and exogenous testosterone and the risk of prostate cancer and increased prostate-specific antigen (PSA) level: a meta-analysis. Boyle P, Koechlin A, Bota M, d’Onofrio A, Zaridze DG, Perrin P, Fitzpatrick J, Burnett AL, Boniol M. BJU Int. 2016.

(3) The effect of testosterone replacement therapy on prostate-specific antigen (PSA) levels in men being treated for hypogonadism: a systematic review and meta-analysis. Kang DY, Li HJ. Medicine (Baltimore). 2015.

(4) Low circulating free testosterone is associated with reduced incidence of prostate cancer: A pooled analysis of individual participant data from 20 prospective studies. Eleanor Watts. NCRI. 2017.

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