La Contagion de la peur, 100 fois plus dangereuse…

La Contagion de la peur, 100 fois plus dangereuse…

Cela faisait un an que nous avions des conditions de vie inconfortables et stressantes avec la peur de la contagion. Avec la réouverture des lieux de convivialité, restaurants et autres, un vent de folie s’est abattu sur la majorité des Français. Il n’en reste pas moins que pour certains les peurs restent bien présentes.

Peur de la maladie, mais aussi du manque, qu’il soit relationnel ou financier.

Comment résister à la contagion de la peur ?

La peur est mauvaise conseillère et pourtant, bien souvent, elle est au centre de nos décisions.

La contagion émotionnelle est provoquée par la :

  • joie
  • liesse
  • panique

Elle peut se répandre comme les virus. La peur modifie nos comportements à grande échelle.

L’ennui est que les émotions négatives sont plus contagieuses que les positives.

Ces émotions négatives affaiblissent notre système immunitaire, et favorisent les maladies.

Il est important, sachant cela de rester très circonspect quant au tapage médiatique autour d’un évènement, quelque qu’il soit.

Le Covid tout comme tout autre évènement, fait partie de ces peurs négatives, il est donc important de prendre du recul et adopter les bons comportements.

Comment fonctionne la contagion de la peur

La contagion émotionnelle est un phénomène étudié depuis de nombreuses années par des chercheurs en sciences sociales et psychologie.

la contagionQuels sont les agents de la contagion ?

Ce sont nos neurones miroirs. Lorsque nous voyons une personne adopter telle expression faciale, une posture ou une tonalité de voix, nos neurones miroirs reproduisent cette attitude. Ainsi, les aires motrices cérébrales correspondantes de notre cerveau s’activent comme si nous l’imitions.

Conséquence, que nous le voulions ou non, une partie de nous imite automatiquement et immédiatement nos congénères.

Ce mimétisme réflexe, favorise l’apprentissage, communication et coopération. Il donne un sérieux avantage évolutif à notre espèce. Notre capacité à nous coordonner à grande échelle nous a permis de conquérir toute la terre.

Le problème, les émotions négatives sont beaucoup plus contagieuses que les positives, et notre mimétisme naturel peut se retourner contre nous.

À force d’être contaminé par des peurs, ou angoisses inutiles, cela peut engendrer :

  • colère,
  • irritabilité,
  • hypertension,
  • hyperglycémie,
  • stress,
  • maux de ventre,
  • eczéma,
  • troubles psychosomatiques,
  • troubles du sommeil,
  • troubles alimentaires,
  • dépression

Vous l’aurez compris, cette contamination n’est pas sans provoquer des problèmes de santé tant physiques que psychologiques…

Voici les trois mesures anti-peur que j’applique contre la contagion

peur de la contagion1. Éloignez-vous des gens apeurés par la contagion

Dès le mois de janvier, j’ai joué la prudence. Des câlins dès que possible avec mes proches. Et j’ai décidé d’éviter à tout prix la peur… Pour cela, j’ai mis en place des mesures pour ne pas être contaminé émotionnellement. Je n’appelais plus mes amis que je savais apeurés et s’ils m’appelaient je détournais la conversation. Comme je travaille à domicile, les occasions d’imiter des personnes en panique sont rares. J’ai fait mes courses par Drive ou livraison.  Ainsi je ne risque pas d’être gagné par la peur des autres. Il restait la contagion émotionnelle numérique, un peu plus difficile à contrer. Un tri sélectif des nombreux messages reçus permet de limiter la peur démesurée.

2. Arrêtez de suivre les informations des médias sur la progression de la contagion

Au revoir, télé, radio et exploration des réseaux sociaux ! Dès février, j’ai fait le tri et ne regardais que des magazines de santé naturelle auxquels je suis abonnée. Comme je sais que le stress affaiblit le système immunitaire, j’ai fait comme si les actualités participaient à la propagation des maladies infectieuses : j’ai totalement zappé ces informations. On peut appeler ça la politique de l’autruche, mais moins, j’avais augmenté ma disponibilité pour d’autres activités et n’étais pas polluée par la peur.

3. Renommer nos mal-être en simples sensations

Requalifier tout malaise, quelle qu’en soit la cause, en simples sensations est une mesure indispensable.

Je ferme les yeux et reste au contact avec les sensations de mon corps. Certes, elles sont désagréables. Je les laisse se déployer totalement, sans aucune retenue:

  • Mon cœur bat vite. Je le laisse faire…
  • Mes mains sont crispées. Je les laisse se crisper…
  • Ma respiration se bloque. Je la laisse se bloquer…
  • Je ne fais rien pour reprendre mon souffle, rien pour retrouver mon confort.
  • Je laisse mon corps se tendre autant qu’il se tend…
  • Au bout de quelques instants, mes muscles passent subitement de la tension au relâchement.
  • Ma respiration reprend d’elle-même, dans un soupir de soulagement. Je suis serein à présent…
  • Cette détente soudaine et spontanée est bon signe.

Si elle avait été progressive, cela aurait signifié que j’exerçais un contrôle sur mon émotion.

Or, pour que la peur ciblée s’efface vraiment, il faut au contraire la laisser s’exprimer jusqu’au bout, jusqu’à ce que mon cerveau archaïque la relâche de lui-même.

L’autre preuve du relâchement, c’est que lorsque je repense à l’évènement ou l’information qui a provoqué ce mal-être, je le regarde en face, et je ne le trouve plus effrayant. Émotionnellement décontaminé, je ne ressens plus aucune crainte.

Je suis en sécurité. Parfaitement étanche à la panique générale de la contagion.

anxiété contagion

Comment totalement désactiver une peur (la contagion)

Les différentes possibilités naturellement utilisées

Selon le psychiatre David Hawkins, l’être humain recourt généralement à trois stratégies lorsqu’il est aux prises avec la peur ou toute autre émotion inconfortable ou forte:

  • la suppression-répression de l’émotion, ou son contrôle ;
  • l’expression ou le partage émotionnel ;
  • la fuite.

Aucune de ces stratégies n’est vraiment efficace et durable.

La suppression-répression consiste à faire taire l’émotion soit consciemment afin de la supprimer. Le moyen le plus simple est notamment de la discréditer, en la justifiant ou en accusant la situation d’en être responsable. Soit inconsciemment en l’écartant simplement.

Très souvent, il est préconisé de faire des exercices de relaxation, respiration, pensée positive, méditation, etc. Résultat : l’émotion n’est pas réellement libérée et il faut toujours recommencer. Ces exercices sont surtout efficaces en prévention pour être prêt à affronter un évènement ou après que la peur se soit apaisée seule.

Le partage émotionnel est plus bénéfique que la répression, car il évacue une partie de l’émotion, mais justifie l’émotion et contribue à la contagion émotionnelle sans effacer les mémoires de peur.

La fuite, c’est la stratégie la plus courante, elle consiste à voiler le mal-être. Achats, alcool, tabac, drogues, jeux, vidéo, travail, films, musique, lectures, ou voyages peuvent être utilisés pour cacher la peur. Les divertissements font diversion, mais ne libèrent pas la peur.

David Hawkins voyait dans le lâcher-prise la seule attitude permettant de libérer réellement les peurs et perturbations émotionnelles, surpassant toutes les philosophies, religions, approches psychologiques, comportementales, médicales, etc.

La pratique à adopter pour faire disparaître la peur (même la contagion)

Il s’agit d’accepter de sentir l’émotion sous forme de sensations. La désactivation de la mémoire de peur est rapide et définitive. Elle prend entre quelques secondes et 2 minutes 30.

Voici comment procéder:

  • Je me mets en sécurité.
  • Je m’éloigne pendant quelques instants de la situation qui m’a perturbé pour me consacrer à la perturbation elle-même.
  • Je m’assois et je ferme les yeux.
  • Cela m’évite d’être distrait. Je peux me consacrer entièrement à mon émotion.
  • Je porte mon attention sur les sensations présentes dans mon corps.
  • Plusieurs sensations se manifestent généralement. Je les prends en compte sans les interpréter ni les commenter.
  • Je laisse évoluer mes sensations.
  • Les premières sensations évoluent spontanément. Elles se déplacent, changent d’intensité, etc.
  • Je laisse faire sans a priori, sans intervention.
  • Toute tentative pour m’apaiser bloque le processus. Je laisse monter les tensions, je laisse les blocages se produire totalement.
  • Jusqu’à l’apaisement
  • L’évolution des sensations dure généralement 20 à 30 secondes. Puis un point de rupture suivi d’un relâchement physique rapide se produit. Si le relâchement est progressif, c’est qu’il y a eu contrôle et non lâcher-prise.
  • J’ouvre les yeux.
  • Je repense à la situation.

Si d’autres émotions se manifestent, je recommence.

germe de la contagion

Il existe bien d’autres types de peur qui ne se résolvent pas forcément de la même manière.

  • Affolement
  • Angoisse
  • Anxiété
  • Épouvante
  • Appréhension
  • Aversion
  • Cauchemar
  • Effroi
  • Frayeur
  • Horreur
  • Inquiétude
  • Intimidation
  • Panique
  • Phobie
  • Répulsion
  • Terreur

Quelle que soit votre peur, il existe des solutions adaptées pour:

  • Supprimer les peurs relationnelles
  • Penser positif
  • Retrouver la confiance en soi
  • Avoir plus d’estime de soi
  • Apprendre à lâcher prise

Dites-moi, quelle est votre peur ? Aimeriez-vous vous en libérer pour retrouver votre paix intérieure et vivre sereinement ?

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