Faites-vous trop de sport en ce moment ?

Faites-vous trop de sport en ce moment ?

Faites-vous trop de sport est la question qui se pose en ces temps de confinement et pourtant. Cela peut paraître absurde de poser cette question mais la situation amène certaines personnes à se surpasser.

Aujourd’hui je veux relayer ces informations que j’ai reçues depuis plusieurs jours. Elles me semblent intéressantes et non dénuées de bon sens.

La vidéo « Faites-vous trop de sport en ce moment ? »

 

Le texte

Si certains ont du mal à se maintenir en forme ces temps-ci, le jogging extérieur reste autorisé. Ceux qui tournent en rond chez eux peuvent y voir l’occasion rêvée de sortir pour se dépenser et évacuer le stress. D’autres trouveront le moment propice pour commencer un programme intensif de fitness à domicile, ou de réutiliser ce vélo d’appartement laissé de côté.

Ne faites pas trop de sport !

On entend parfois dire que le sport pourrait aider à faire passer la fièvre ou guérir d’une infection pulmonaire. C’est totalement faux.

L’activité physique est certes recommandée pour se maintenir en bonne santé, mais à condition de la pratiquer de manière raisonnable. En ces temps d’épidémie, il est même déconseillé de pratiquer un sport intensif, et en cas de symptômes, même légers, il convient de l’éviter !

Pourquoi ?

Selon le Dr Laurent Uzan, cardiologue du sport, « le risque, c’est que le coronavirus aille attaquer le muscle cardiaque. Qu’il provoque une inflammation appelée myocardite, avec un risque de trouble du rythme et de mort subite, en particulier à l’effort. »

Cela semble contre-intuitif, mais plusieurs études ont corroboré ces affirmations. Fanny Mevellec, médecin du sport à la Fédération française de voile, rappelle qu’il ne faut pas dépasser 80 % de votre fréquence cardiaque maximale et ne pas pratiquer plus d’une heure.

D’où vient le problème ?

Fanny Mevellec estime que, faute de tests sérologiques suffisamment fiables, nous serions tous porteurs sains du covid-19.

Sans aller jusqu’à cet extrême, les symptômes sont parfois légers et très divers, nombreux sont ceux qui pourraient avoir contracté le virus sans le savoir. Et quoi qu’il arrive, les malades et les porteurs sains peuvent tous risquer une myocardite.

« À partir du moment où vous avez le virus à l’intérieur de votre corps et que vous faites de l’exercice, vous augmentez votre fréquence cardiaque. Vous augmentez donc votre débit sanguin et vous augmentez la circulation du virus dans le corps. Et ce virus a une particularité, il adore le tissu cardiaque. Il a tendance à se coller sur le myocarde et peut provoquer des troubles du rythme qui peuvent aller jusqu’à l’arrêt cardiaque », explique ce médecin.

sport à domicileVoici un signe qui peut vous permettre de savoir si votre pratique physique est raisonnable : tant que vous pouvez parler en faisant du sport, il n’y a pas de danger.

D’autre part, s’épuiser est contre-productif. Si vous faites peu de sport d’habitude, allez-y progressivement, vous récupérerez d’autant mieux.

Courir en extérieur est un bon moyen de renforcer votre système immunitaire (à condition de ne pas aller au-delà de vos capacités). Entretenir votre condition physique va vous aider à supporter le confinement.

Mais des chercheurs belges et néerlandais alertent : il faudrait observer de plus grandes distances de sécurité et veiller à ne pas courir les uns derrière les autres.

Quelles sont les distances à respecter ?

Lorsqu’un joggeur expire ou tousse, des gouttelettes restent en suspension derrière lui. Vous risqueriez donc d’être contaminé si vous courez trop proche de lui.

« La personne qui court jusque derrière – dans ce qu’on appelle le slipstream – passe dans ce nuage de gouttelettes. Le slipstream est la zone qui se trouve juste derrière une personne qui court ou roule à vélo, son sillage.

Les chercheurs belges et néerlandais ont analysé la dispersion des gouttelettes au moyen de simulations.

Voici leurs conclusions : « Ces simulations indiquent que la situation de deux personnes faisant du sport l’une à côté de l’autre, par temps calme, est celle où la distanciation sociale importe le moins. Dans cette configuration-là, les gouttelettes s’envolent derrière les deux personnes. Le risque d’être touché par les gouttelettes d’un autre sportif est également assez faible quand on se tient derrière lui à bonne distance. C’est quand on se trouve juste derrière une personne, dans son “slipstream”, que le risque de contamination est le plus grand. »

Il est recommandé d’observer une distance d’« au moins quatre à cinq mètres » de la personne de devant lorsqu’on marche, dix mètres quand on court ou circule à vélo, et d’« au moins 20 mètres » lorsqu’on roule à vélo à vive allure.

Trop de sport ! Des recommandations à nuancer

Selon le virologiste belge Steven Van Gucht, si un joggeur laisse bien dans son sillage des gouttelettes, il reste très peu probable que celles-ci donnent lieu à une contamination. Il précise que quand on se trouve à l’extérieur, « ces gouttelettes sont immédiatement dispersées par le vent. Il ne faut donc pas avoir peur d’aller se promener, courir ou faire du vélo. »

Que ces études reflètent totalement ou seulement en partie la réalité, le mieux est de garder ses distances dans tous les cas lorsque l’on doit se déplacer ou faire du sport.

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