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Placebo, le cerveau croit ce qu’on veut lui faire croire

placebo

Notre peut réagir à un de la même façon qu’à un médicament spécifique. Il faut juste le « programmer ».

Il est possible d’améliorer nos capacités en agissant sur le cerveau.

Nous avons vu dans les articles précédents les effets de la méditation et du neurofeedback sur le cerveau.

Aujourd’hui la méthode dont je vais vous parler, permet de tromper le cerveau pour obtenir des résultats bénéfiques pour les malades.

Programmer notre cerveau simplement

Vous avez certainement entendu parler de la méthode Coué. Monsieur Coué, pharmacien de son état, s’était rendu compte que les personnes qui appliquaient sa méthode guérissaient plus vite que les autres.

C’était très simple. Lorsqu’il remettait son traitement médicamenteux à un malade, il l’invitait à dire plusieurs fois par jour cette phrase :

« Tous les jours, à tous les points de vue, je vais de mieux en mieux. »

Il s’aperçut que cette phrase n’était pas anodine et donnait de bons résultats. Les personnes qui suivaient ses conseils et répétaient cette phase plusieurs fois par jour, guérissaient bien plus vite que les autres.

Cette méthode peut être comparée aux placebos que l’on donne aux malades pour guérir et qui guérissent.

D’ailleurs des études récentes ont mis à jour les effets bénéfiques des placebos.

Parkinson et placebo

A l’université de Turin, en 2004, une expérience inédite a été tentée.

11 patients atteints de la maladie de Parkinson ont eu une opération d’implantation d’électrodes de stimulation cérébrale profonde du noyau sous-thalamique, hyperactif dans cette maladie.

Le neuroscientifique a enregistré l’activité neuronale, avant pendant et après l’injection d’un placebo que les patients pensaient être un anti-parkinsonien.

Chez 6 patients la rigidité musculaire a diminuée en corrélation avec la réduction de l’activité neuronale.

Par contre pour les 5 autres patients, il ne s’est rien passé.

Les allergies et les placebos

A l’université de Duisburg-Essen (Allemagne), en 2009, un psychologue a invité des patients allergiques à boire tous les jours, durant 5 jours, une boisson X, juste avant de prendre leur antiallergique.

boisson X

boisson X plus placebo

Neufs jours plus tard, les patients ont été divisés en 3 groupes distincts :

  • Groupe 1 : les sujets prenaient de l’eau puis un placebo
  • Groupe 2 : les sujets prenaient la boisson X et un placebo
  • Groupe 3 : les sujets prenaient de l’eau puis le véritable médicament.

Le résultat fut surprenant. L’activation des globules blancs qui interviennent pendant la réaction allergique a diminuée dans le sang pour les groupes 2 et 3. La boisson X a conditionné les patients à répondre au placebo.

Et pour le stress ?

Un neurobiologiste au Karolinsko Intitute de Stockholm, en 2005, a administré un anxiolytique à des volontaires.

Il leur a montré des images anxiogènes.

Comme attendu, leur anxiété a diminuée.

Le lendemain les sujets ont reçu un placebo en croyant recevoir le même traitement que la veille.

Là encore, leur anxiété diminuait lorsqu’ils pensaient recevoir des anxiolytiques et augmentait lorsqu’ils pensaient recevoir un composé aux effets inverses.

L’effet placebo anxiolytique est lié à une activation des mêmes régions cérébrales que celles impliquées dans un autre effet, l’analgésique placebo.

La dépression

En 2002, une neurologue a comparé dans le cerveau de 17 patients dépressifs, l’action d’un antidépresseur avec celle d’un placebo.

Avant et après 6 semaines de traitement les patients ont passé un scanner par tomographie par émission de positions, pour visualiser l’activité cérébrale.

Le scanner a révélé que les régions communes étaient modifiées, que les patients aient pris un antidépresseur ou un placebo.

Ce dernier modifie les mêmes aires cérébrales qu’un antidépresseur.

Dans les études sur les antidépresseurs, les améliorations observées sont dues pour environ 51% à l’effet placebo.

Placebo ou pas, le cerveau a une grande capacité de réaction face aux maladies et situations rencontrées. La médecine utilise de plus en plus ces capacités.

Une autre technique utilisée dans le milieu médical. L’hypnose a été introduite à l’hôpital au 19ème siècle par un neurologue pour traiter l’hystérie. Aujourd’hui on utilise l’hypnose pour guérir les patients et lors d’interventions chirurgicales pour mettre le patient dans un état de transe hypnotique durant laquelle il ne ressent pas la douleur..

Toutes ces pratiques, méditation, neurofeedback, placebo sont entrées dans nos vies de malades ce qui est un grand progrès à mon humble avis. Des diplômes spécifiques sont maintenant délivrés pour ces pratiques et les médecins qui s’en servent de plus en plus nombreux.

Répondez à cette question ou posez la vôtre, dans les commentaires

Avez-vous déjà eu un placebo à la place d’un médicament ? Le résultat a-t-il été positif ?

Recherches utilisées pour trouver cet article :

le cerveau peut faire croire a une douleur inexistente
6 commentaires
  1. Bonjour Danièle,

    Je crois totalement à l’effet placebo pour l’avoir vu expérimenter sur des personnes de ma famille atteintes de pathologies assez lourdes le cerveau ce magnifique engin dont nous commençons juste à découvrir (un peu) les secrets est à la base de tout quant à l’hypnose que je pratique depuis plus de 25 ans je peux en garantir es effets bienfaisants puisque cela m’a guérie d’une insomnie chronique de plus de 20 ans

  2. Bonjour Sylviane,
    L’effet placebo a été prouvé quant à l’hypnose elle sert lors de certaines opérations à remplacer l »anesthésie.
    Comme tu le dis notre cerveau est un magnifique engin, bien plus même qu’un simple engin.
    Belle et douce journée.
    Katibel

  3. Bonjour Katibel,

    Je vais te dire quelque chose d’encore plus fort.
    Des études ont également montré que les placebo sont plus efficaces que certains médicaments. Car les médicaments créent également des maladies, en même temps qu’aider la guérison de certaines. Et donc dans certains cas, le placebo guérissait mieux que le médicament dédié à cela.
    De quoi se poser des questions…
    Bien amicalement,
    Dorian

    • Bonjour Dorian,
      Effectivement dans les études que j’ai consultées, ce n’était pas aussi clairement dit, mais il était précisé que les placebos n’avaient pas d’effets secondaires, contrairement aux traitements classiques.
      Notre cerveau peut nous y aider et la méditation et un bon début.
      Belle et douce journée.
      Katibel

  4. C’est clair que le cerveau est un fabuleux outil! J’ai pu me guérir d’une kératite simplement par une prise de conscience et la pratique de la méditation.

    Belle journée ^^
    Laure

    • Bonjour Laure,
      Toutes les personnes qui méditent ne peuvent pas s’en passer, mais c’est une drogue douce que je recommande à tous.
      Belle et douce journée.
      Katibel

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