Oméga 3, oméga 6, oméga 9, EPA, DHA, mais qu’est-ce que c’est ?

Oméga 3, oméga 6, oméga 9, EPA, DHA, mais qu’est-ce que c’est ?

On entend parler partout des omégas 3, 6 ou 9, de l’EPA et DHA qui seraient des éléments indispensables pour notre santé.

Quand est-il en réalité, et surtout, qu’est-ce que c’est. Pourquoi sont-ils indispensables ?

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Nous allons voir cela ensemble. La majorité des informations ont été trouvées sur Wikipédia.

Qu’est-ce que l’EPA

Je ne vous parlerai pas d’un Établissement public à caractère administratif ou une opération en bourse.

L’EPA et par anglicisme l’acide eicosapentaénoïque qui est un acide gras polyinsaturé faisant partie de la famille des omégas3. On peut aussi l’appeler acide timnodonique, car il fut d’abord isolé dans le thon.

Donc c’est un oméga3 si l’on veut simplifier.

Dans l’organisme

Il est un précurseur de la prostaglandine (qui inhibe l’agrégation des thrombocytes) et du groupe des thromboxanes ainsi que les leucotriène.

Il est observé que l’EPA (avec le DHA) induit l’expression de 1040 gènes « anti-inflammatoires » dans les cellules sanguines périphériques mononucléaires (PBMC) contre 298 gènes pour l’acide oléique provenant d’huile de tournesol.

On a observé une différence dans la distribution d’EPA entre genres dans les globules rouges: les femmes ont un rapport DHA/EPA plus élevé que les hommes après consommation d’une supplémentation d’huile de poisson. Le changement (la concentration des acides gras) se fait en l’espace d’une semaine dans les globules rouges.

On le trouve dans l’huile de poisson (foie de morue, hareng, huile de krill, maquereau, saumon, et sardine). On le trouve également dans le lait maternel.

Quelle est son utilité ?

Il est connu que la consommation d’acide gras influence les maladies chroniques telles que l’obésité, le diabète, le cancer, l’arthrite, l’asthme et les maladies cardiovasculaires.

Une étude conclut que l’huile de poisson peut prévenir la survenue de maladies inflammatoires en agissant sur différents mécanismes de la réponse inflammatoire.

De plus la consommation d’EPA (et de DHA) conduit à réduire les risques d’infarctus fatals ou non, ainsi que les complications d’insuffisance cardiaque.

Qu’est-ce que la DHA

L’acide docosahexaénoïque, ou plus simplement DHA est un acide gras faisant partie de la famille des oméga-3. Encore un oméga3.

Dans l’organisme

Le cerveau et le cœur ont besoin de DHA pour fonctionner de façon optimale. L’acide DHA (de même que l’acide EPA) est normalement synthétisé par le foie à partir de l’acide alphalinolénique végétal, contenu par exemple dans les huiles de noix, lin, colza, germe de blé, soja. Cette synthèse à partir des précurseurs végétaux permet à l’organisme de maintenir l’équilibre entre les prostaglandines PGE1 et PGE2, ce qu’il ne peut pas faire à partir des homologues supérieurs déjà synthétisés par d’autres organismes.

On le trouve surtout dans l’huile de poisson et dans l’huile de micro algue. On peut aussi en trouver dans des œufs, du lait ou du fromage si les animaux ont été nourris par des produits riches en DHA.

Quelle est son utilité ?

Chez l’homme, un taux de DHA correct peut réduire le niveau de triglycérides dans le sang, ce qui permet de diminuer les risques de maladie cardiaque. De faibles niveaux de DHA ont été associés avec les troubles de l’attention (ADHD), et la dépression (entre autres), et il semble certain que la prise de compléments de DHA (alicament) soit efficace dans la lutte contre ce type de maladie.

Qu’est-ce que les Oméga-3

Les acides gras oméga-3, notés également ω3 (ou encore n-3), sont des acides gras polyinsaturés que l’on trouve en grandes quantités dans certains poissons gras, dans les graines de chia, le lin, la noix, la cameline, le colza et le soja. Des régimes alimentaires apportant une excellente quantité de ces aliments riches en oméga-3 sont le régime méditerranéen, le régime préhistorique2 et le régime Okinawa.

Les oméga-3 et les oméga-6 sont classés acides gras essentiels, car l’organisme humain en a absolument besoin, mais ne peut les produire lui-même, il doit donc les retrouver tels quels dans son alimentation. On commença à les étudier dès les années 1970, époque où ils étaient appelés provisoirement « vitamine F ». Ils ne sont plus classés dans cette catégorie aujourd’hui (du fait de la quantité d’apports journaliers, entre deux et trois grammes par jour en moyenne pour l’adulte, et d’action pathogène en cas d’excès). Les oméga 3 et 6 sont les composants de base des thromboxanes (A2 et A3), activés par des oxygénases. Les oméga-3 sont bénéfiques pour la santé quand ils ne sont pas en excès.

L’absorption d’oméga-3 ne change pas significativement le taux de cholestérol sanguin. Ils diminuent, par contre, le taux de triglycérides sanguins. Ils semblent diminuer légèrement le niveau de pression artérielle ainsi que la fréquence cardiaque. Ils diminueraient également l’aggrégabilité plaquettaire.

Ils diminuent le taux de certains médiateurs de l’inflammation.

Qu’est-ce que les Oméga-6

Le groupe d’acides gras oméga-6, notés également ω6 (ou encore n-6) sont des acides gras polyinsaturés que l’on trouve dans la plupart des huiles végétales, graines et les céréales. On les retrouve dans les œufs ou certaines viandes en quantités variables selon l’alimentation des animaux.

Ces acides gras sont dits essentiels, car ils sont nécessaires pour l’organisme, qui ne peut pas les synthétiser.

Outre l’apport énergétique comme tout lipide, les oméga-6 servent également de précurseurs (en fait essentiellement l’acide arachidonique) d’un certain nombre de molécules comme la prostaglandine E2, la prostacycline, le thromboxane A2 ou le leucotriène B4. Ces molécules ont un rôle dans l’inflammation, sur le muscle lisse des vaisseaux sanguins (vasomotricité) ou sur l’agrégation des plaquettes intervenant dans la formation de caillot.

Les apports nécessaires recommandés en oméga-3 et 6 sont de 2 grammes/jour alors que la consommation moyenne est de 0,8 g.

Le rapport de la consommation d’oméga-6 et d’oméga-3 est un indicateur d’une bonne alimentation. Ce ratio, selon les recommandations de l’Afssa, devrait être proche de 5, c’est-à-dire que l’alimentation devrait apporter 5 molécules d’oméga-6 pour une d’oméga-3.

En réalité, les régimes occidentaux favorisent la consommation d’oméga-6, au détriment des oméga-3. Ainsi, en France, le ratio moyen est de 18 et aux États-Unis il peut monter jusqu’à 40.

Qu’est-ce que les Oméga-9

Les oméga-9 sont une sorte d’acides gras mono-insaturés, dont la première double-liaison C=C implique le neuvième carbone de la chaîne, en partant de l’extrémité opposée au groupe acide.

Les oméga-9, à l’inverse des oméga-3 et oméga-6, ne sont pas essentiels : le corps humain peut les fabriquer à partir d’autres acides gras insaturés.

On les retrouve dans les huiles végétales, notamment l’huile d’olive qui est riche en acide oléique, un des principaux oméga-9.

Les oméga-9 ont un rôle bénéfique sur la santé, en étant notamment impliqués dans la diminution des risques d’accident cardiovasculaire ou de cancer.

En résumé

Les oméga 3 et 6 sont indispensables à notre corps qui n’en fabrique pas lui-même. Il est donc indispensable de les trouver dans notre alimentation ou dans des compléments alimentaires.

L’apport suffisant en oméga-3, par jour, a été fixé à 1,1g pour les femmes et 1,6g pour les hommes.

L’apport suffisant en oméga-6, par jour, a été fixé à 12g pour les femmes et 16g pour les hommes.

Les experts ne s’entendent pas sur le taux de conversion de l’AAL de source végétale en AEP et en ADH. Selon certains chercheurs, ce taux varie de 5 % à 10%12-14 dans le cas de l’AEP et de 2 % à 5 % dans le cas de l’ADH. Selon d’autres experts, qui remettent en question la méthode de calcul de leurs collègues, ces taux de conversion sont de moins de 1 %.

Bien qu’il soit donc nettement plus facile de puiser l’AEP et l’ADH dans le poisson et les huiles de poisson, les experts recommandent tout de même de varier les sources en consommant régulièrement du poisson, mais aussi des huiles et des graines riches en AAL.

Ces recommandations sont donc susceptibles d’être modifiées puisque les experts ne sont pas d’accord entre eux.

La seule chose qui soit avérée est le besoin en oméga pour améliorer notre santé.

Dans la plupart des familles, l’apport en oméga 3 et 6 sont inférieurs à ce qui est préconisé.  Afin de se rapprocher de l’apport recommandé, il y a deux solutions :

  • Modifier son alimentation
  • Prendre des compléments alimentaires riches en oméga 3 et 6

Où trouver les oméga-3 indispensables

Cette liste ne vous donne que les aliments qui en contiennent le plus avec les quantités pour avoir 1,3g d’oméga-3.

  • ½ c. à thé (2 ml) d’huile de lin
  • 2 c. à thé (10 ml) de graines de lin broyées.
  • 2 c. à thé de graines de chia
  • 1 c. à soupe (15 ml) d’huile de canola
  • ¼ tasse (60 ml) de noix de Grenoble
  • 1½ c. à soupe (22 ml) d’huile de soya
  • 13 g de graines de chanvre
  •  0 g de maquereau de l’Atlantique
  •  65 g de saumon atlantique d’élevage
  • 80 g de saumon rose ou rouge en conserve
  • 80 g de hareng de l’Atlantique ou du Pacifique
  • 130 g de thon blanc ou germon en conserve
  • 130 g de sardines en conserve

Ce n’est pas facile de prendre ces aliments surtout lorsque l’on prend ses repas en dehors de chez soi.

Les compléments alimentaires

C’est certainement la solution idéale, car elle permet de prendre la quantité qui correspond à ses besoins. Dans une famille, l’homme n’aura pas les mêmes besoins que sa femme ou ses enfants.

Toutefois, il faut faire attention à l’origine des produits qui sont nécessaires à leur fabrication. Lisez les étiquettes.

Pour équilibrer vos besoins en omégas3, 6 ou 9, vous pourriez commencer par faire les bonnes associations d’aliments pour profiter de leur synergie démultipliée lorsqu’ils sont consommés ensemble.

guerison-karmique.com

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