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Qu’apportent les relations virtuelles à « l’homme-enfant »

relations familliales
Il n\\\\\\\'y a pas dévalution

Les relations virtuelles au travers des réseaux sociaux, des sites de rencontres grâce aux écrans de toutes sortes, sont de plus en plus nombreuses. Les relations ne sont autres que des communications par de multiples voies possibles.

Comment se fait-il qu’elles prennent le dessus, petit à petit, sur les relations en face à face, physiquement.

Qu’est-ce qui a changé ? Pourquoi sont-elles tellement importantes pour les jeunes ?

Cet article a été écrit dans le cadre du Festival à la croisée des blogs du mois de mars. Ce festival donne l’occasion aux blogueurs de s’exprimer dans  leur article, (vous trouverez toutes les infos sur le site Réussir ses relations) sur un sujet donné chaque mois, il est organisé par le site Développement personnel.
Le sujet de ce mois est proposé par Sandrino : histoire de relations !

Je ne sais pas si je vais répondre à ces questions mais je vais vous donner ma vision des choses.

Les relations sont-elles indispensables ?

Je réponds OUI ? Indispensables pour tout être vivant.

Ne pas voir de relation avec l’autre, avec les autres, est synonyme d’exclusion, de désocialisation, etc…

En parlant des êtres vivants, je parle des humains et des animaux même si certains animaux ont des relations très éloignées de celles de l’humain.

Tous les animaux domestiques, mais aussi tous les mammifères, ont des relations comparables aux nôtres. Enfermez un chien dans une cage durant des mois sans qu’il voit qui que ce soit et il deviendra triste, dépressif, parfois agressif. Les hommes ont des réactions similaires lorsqu’on les enferme sans voir personne.

Les humains ont besoin de communiquer par voies verbales, tactiles, visuelles, intellectuelles, affectives, amoureuses, amicales, familiales, etc…

Une personne qui n’en aura aucune sera mal dans sa peau, mal dans sa vie.

Le besoin de relation chez les enfants

Les enfants plus que tous, ont besoin de relations avec leurs parents, grands-parents, nounou, d’autres enfants, etc…

Ces relations avec leurs proches leurs servent de modèles. Ils prennent leurs repères, leurs limites en toutes choses, en prenant modèle sur les personnes qui les entourent. Leur vie sera le reflet de celles qu’ils auront eu jusqu’à l’âge adulte.

Je vais vous raconter un fait réel.

oprhelinat

Dans les orphelinats les relations sont minimes

Lors de la guerre de 14/18, de nombreux enfants se sont retrouvés orphelins. Ils étaient si nombreux qu’ils ont été envoyés pour certains au Canada où des institutions existaient pour les accueillir.

Mais « accueillir » est un mot très décalé par rapport à la réalité.

Les enfants étaient parqués comme des animaux, on ne leur donnait que le strict nécessaire à leur survie, le boire, le manger et le coucher.

Aucune relation n’était établie avec ces enfants qui venaient de subir la perte des deux parents.

Il n’était pas question d’éducation et encore moins de jeu. Le personnel n’avait pas le temps, ni les compétences, ni l’envie.

Au fils des mois, le nombre d’enfants décédés a augmenté singulièrement, alors qu’ils n’étaient pas malades. Les enfants se laissaient simplement mourir.

Heureusement aujourd’hui ce genre d’institution n’existe plus, enfin, j’espère.

Pourtant il existe une terrible barrière à la communication parents/enfants, enfants/parents, enfant/enfant, adulte/adulte.

Vous l’aurez deviné les portables, tablettes, ordinateur ou télévision sont un obstacle grandissant avec le nombre de ces appareils dans les foyers.

Les relations parents, enfants

De plus en plus les relations avec les proches parents, amis, copains, etc., se font via un appareil muni d’écran et il en est de même dans les soirées à la maison.

Les enfants, de plus en plus jeunes, sont « équipés », par les parents, de téléphone portable qui ne quitte alors plus les mains et les oreilles. Il faut dire que souvent les parents sont aussi accros à ces appareils.

Comment va se passer le repas et la soirée entre les parents et les enfants dans ces conditions ?

Lorsque l’un des membres de la famille rentre à la maison, les autres ont droit à un bonjour le nez sur l’écran, induisant qu’il ne veut pas être dérangé.

Le début de la soirée se passe donc sans réelles relations, chacun dans son coin avec son ou ses écrans. Maman est dans la cuisine à faire la cuisine et regarder le jeu à la télé, papa est sur son ordinateur pour répondre aux mails qu’il a reçus dans les 30 dernières minutes, les enfants sont dans leur chambre à envoyer des SMS aux amis qu’ils viennent de quitter ou regardent un feuilleton à la télévision, et s’ils sont sérieux font leurs devoirs.

Pendant le repas c’est un peu la même chose.

Dans certaines familles la télévision reste allumée et accapare les regards et l’attention des personnes présentes. Si la télévision n’est pas allumée, papa est au téléphone pour régler un problème, maman regarde ses messages sur son smartphone et les enfants envoient des messages sur leur page Facebook.
Quelles relations existe-t-il entre ces personnes qui sont de la même famille et devraient être heureuses de partager ces quelques heures.
Aucune, ou presque.

Ils devraient être attentifs à ce que chacun a à dire, s’intéresser à ce que les autres ont fait pendant la journée, si elle s’est bien passée, s’ils sont satisfaits de la manière dont elle s’est déroulée, etc…

Mais non, les parents qui doivent être un exemple, comme les enfants, s’enferment dans leur solitude partagée.

Chacun se cache derrière son écran comme s’il avait peur des membres de sa propre famille.

Vous pensez que je caricature ?

Peut-être que vous n’en êtes pas encore là, je le souhaite, mais je ne suis pas loin de la vérité.

C’est ce qui se passe dans certaines familles. Et ce qui me choque le plus c’est que souvent ces familles parfois en difficulté auraient vraiment besoin d’une vraie communication, de vraies relations.

Mon histoire personnelle

Lorsque je suis née, ma maman était à l’hôpital à cause d’une grave maladie et elle y est restée plusieurs années.

A l’époque, les mamans qui accouchaient à l’hôpital pouvaient garder leur bébé jusqu’à ce qu’ils aient 9 mois.

A 9 mois on est encore si petit. On a tellement besoin de sa maman.

J’ai donc été « placée ». Aujourd’hui on dit famille d’accueil, à l’époque on parlait de nourrice.

J’ai vécu de famille en famille jusqu’à mes 6 ans, lorsque ma maman est venue me chercher définitivement. C’était une grande joie et en même temps une peur terrible. Je ne connaissais ma maman qu’à travers ses lettres et je me retrouvais avec une étrangère.

Les années qui ont suivi ont été difficiles pour ma maman à qui j’en ai fait voir de toutes les couleurs.

Mon manque de relations durant toutes ces années m’avait rendue méfiante et je lui en voulais énormément de m’avoir abandonnée. Aujourd’hui je sais qu’elle ne m’avait pas abandonnée mais c’est ce que je ressentais à cette époque. Le téléphone n’existait pas dans les maisons.

J’ai eu une enfance compliquée car je n’étais pas une enfant facile et les renvois ont été nombreux.

Pourtant lorsque je compare mon enfance avec celle des enfants aujourd’hui, je me dis que j’ai eu de la chance de vivre à une époque où on partageait tout. Même si les relations avec les parents adoptifs que j’ai eus n’étaient pas très tendres, j’ai partagé avec eux leur joies et leurs peines.

Mon conseil personnel

En tant que parent il est judicieux de se demander quel genre de relations ces enfants vont avoir avec les autres, quelle vie auront-ils ? Les enfants prennent modèle sur leur entourage et les parents en font partie même si les adolescents contestent parfois l’appartenance à la famille.

J’admire beaucoup mon plus jeune fils, plus très jeune, qui passe beaucoup de temps avec ses enfants. Même s’il est fatigué le soir en rentrant du travail, il passe un moment avec ses enfants avant de faire quoi que ce soit d’autre.

Les enfants ont besoin de leur parents au quotidien, partager avec eux, ils ont des choses à raconter…

Les enfants sont l’avenir, alors il est important qu’ils aient des relations heureuses dès leur plus jeune âge pour pouvoir avoir le même type de relation plus tard.
Je me demande à quel point les tête-à-tête, le face-à-face physique ne fait pas peur ?

Dans un prochain article je vous parlerai des relations totalement virtuelles et les dégâts qu’elles font en particulier sur les adolescents.

Répondez à cette question ou posez la vôtre, dans les commentaires

Quelles sont vos relations avec ceux qui partagent la même maison que vous ?


4 commentaires
  1. Bonjour Katibel,

    et merci pour cet article très intime et intéressant.

    Le plus important, tu l’as évoqué, c’est l’exemple que l’on donne à nos enfants. Si nous mêmes, sommes déjà dans ce manque de communication et collés à nos portables ou ordinateurs, alors on ne peut pas leur demander de se comporter différemment et de communiquer avec nous.

    Maintenant, je pense qu’il est toujours possible d’allier technologie et communication en utilisant un code de bonne conduite et avec du respect pour nos proches.

    Bonne journée et à bientôt !

    Sandrino

    • Bonjour Sandrino,
      Cela m’attriste lorsque je vois ou entends des parents se plaindre de leurs enfants.
      Ils ne font que reproduire ce qu’ils voient et les parents devraient en premier se remettre en cause.
      Ce vieux dictons qui dit « les chiens ne font pas des chats » est d’actualité.
      Je prends l’exemple de mes petits-enfants qui sont au fait des nouvelles technologies comme leurs parents, mais ces derniers en limitent l’usage pour des activités plus épanouissantes pour les enfants.
      Belle et douce journée.
      Katibel

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